
Les mandats demandés par le Ministère de la Santé et des Solidarités sont :
- Elaborer une nouvelle «doctrine iode» sur la base des travaux conduits en 2005.
- Stratégie centrée sur la population réellement exposée et plus particulièrement sur les moins de 18 ans et les femmes enceintes.
- Harmoniser les pratiques avec les pays frontaliers, en matière de recours à l'iode stable.
Les objectifs d'une nouvelle doctrine
- Mieux protéger la population et particulièrement les personnes les plus sensibles.
- Harmoniser nos niveaux d'intervention et mesures sanitaires avec les pays frontaliers.
- Disposer d'une doctrine claire et simple.
Les contraintes à prendre en compte
- Les plans départementaux de gestion des comprimés d'iode (PDGCI).
- L'organisation en place dans les pays frontaliers.
- La nécessité d'anticiper et ce dans l'urgence
Quelques idées simples.
- Les comprimés d'iode ne protègent que des seuls iodes radioactifs.
- Les rejets contiennent plusieurs autres éléments radioactifs.
- Le niveau de dose équivalente à la thyroïde (organe sensible aux iodes radioactifs) est calculé.
- Il est 5 à 10 fois supérieur chez l'enfant d'un an par rapport à l'adulte.
- L'exposition par ingestion (de lait par exemple) peut représenter jusqu'à 80% de l'exposition totale de la thyroïde.
- La mise à l'abri diminue d'un facteur 2 à 10 l'exposition.
- La concentration des principaux isotopes d'iode radioactifs est divisée par 1000 en trois mois.
Les points clés.
- Personnes exposées et sensibles.
- Situation d'urgence = simulation, anticipation, prévention.
- L'acteur principal = le citoyen dans le cadre de la protection civile.
- Un ensemble d'actions de protection des populations cohérent.
Les actions
- L'information immédiate puis régulière de la population.
- Des recommandations ciblées sur les moins de 18 ans et, par extension, les femmes enceintes (mise à l'abri, restriction de consommation, ingestion d'iode, évacuation)
Les moyens.
- Abaissement du niveau d'intervention.
- Extension des zones dans lesquelles sont faites les recommandations (PPI et au-delà).
- Forme galénique à 65 mg.
- Distribution préventive gratuite de comprimé d'iode stable.
La communication.
- Des campagnes d'éducation sanitaire et d'information régulières (locales et nationales).
- Des informations spécifiques aux différents acteurs.
La réglementation.
- Intégration des plans (PPI, PDGCI) dans l'architecture du plan ORSEC.
- Un arrêté qui définit les objectifs (partagés), les responsabilités et les compétences des acteurs concernés
