Commission Locale d'Information de Gravelines
Commission Locale d'Information de la Centrale Nucléaire de Gravelines
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L'iode les aspects réglementaires

En cas d'accident grave, certaines installations nucléaires, notamment les centrales nucléaires, sont susceptibles de rejeter dans l'atmosphère de l'iode radioactif. Ce radioélément est celui qui va contribuer le plus à l'exposition radiologique de la population à court terme. L'accident de Tchernobyl, survenu en avril 1986, a mis en évidence le risque accru de cancer de la thyroïde, en particulier pour les enfants, dans des régions d'Ukraine, de Biélorussie, et de Russie à la suite d'une exposition à l'iode radioactif.

Ce principal enseignement a été suivi de réflexions et de recommandations au niveau internationale (Organisation Mondiale de la Santé - Agence Internationale de l'Energie Atomique). Elles ont permis la mise en place de la politique actuelle de distribution des comprimés d'iode pour une ingestion précoce en cas d'accident nucléaire avec rejet d'iode radioactif. Les comprimés d'iode stable permettent de réduire notablement les risques sanitaires (cancers de la thyroïde) engendrés par l'inhalation de l'iode radioactif, quand ils sont ingérés à temps.



Historique

Jusqu'en 1997, les plans d'urgence des installations nucléaire (Plan Particulier d'Intervention) ne prévoyaient de distribution de comprimés que lors de la survenue d'un accident. Ces comprimés devaient être distribués à partir de stocks placés généralement sur le site des installations nucléaires ou à proximité. Les premiers exercices (1995-1996) où des essais de distributions de comprimés d'iode en urgence ont été réalisés ont révélé des délais trop importants pour réaliser cette opération, délais difficilement compatibles avec l'objectif d'assurer une bonne protection sanitaire des personnes à proximité des installations nucléaires.



La distribution préventive des comprimés d'iode

C'est pourquoi, depuis 1997, la décision a été prise de distribuer de manière préventive des comprimés d'iode aux populations vivant à proximité des installations nucléaires susceptibles de rejeter de l'iode radioactif en cas d'accident. Deux campagnes de distribution préventive de comprimés d'iode stable ont été mises en ouvre par les pouvoirs publics. Ces distributions ont concerné les populations habitant à proximité des installations nucléaires susceptibles de rejeter de l'iode radioactif en cas d'accident grave. Ainsi, par exemple, pour les centrales nucléaires, la distribution préventive a été réalisée sur un rayon de 10 km, zone définie par le Plan Particulier d'Intervention (PPI) utilisé en cas d'accident.

La première campagne a eu lieu en 1997 à la suite de la publication de la circulaire interministerielle du 30 décembre 1997 qui a précisé les modalités pratiques de la distribution préventive. Celle-ci a consisté à permettre à chaque foyer d'obtenir des comprimés d'iode gratuitement, le plus le plus souvent à l'aide d'un bon de retrait en pharmacie, et à constituer des stocks complémentaires dans les établissements publics (établissements d'enseignements notamment) et dans les entreprises.

La seconde campagne a eu lieu en 2000 suite à la circulaire du 17 mai 2000, selon les mêmes modalités, pour renouveler les comprimés distribués en 1997 qui étaient périmés. Aujourd'hui, de nouvelles campagnes sont en cours autour des installations nucléaires où il est estimé qu'un nombre insuffisant de foyers disposent de comprimés d'iode (circulaires du 14 novembre 2001 et du 23 décembre 2002) ; des modalités de distributions autres que le bon de retrait en pharmacie sont préconisées : retrait direct de comprimés d'iode en pharmacie, distribution en porte à porte.



La constitution de stocks de comprimés d'iode au delà des zones couvertes par les PPI

Depuis 2001 (circulaires du 14 novembre 2001 et du 23 décembre 2002), dans le souci de renforcer la protection de la santé publique, en complément de la distribution préventive autour des installations nucléaires, les pouvoirs publics ont demandé aux préfets de mettre en ouvre de nouvelles mesures pour compléter cette distribution sur l'ensemble des départements français de métropole : au delà des zones couvertes par les PPI, des stocks de comprimés d'iode doivent être pré-positionnés. Il est également demandé aux préfets de rédiger des plans pour la distribution en cas d'urgence de ces stocks.



2005 : renouvellement de la campagne préventive de distribution de comprimés d'iode aux populations vivant à proximité des centrales nucléaires.

Depuis le 04 mars 2005, les personnes résidant dans la zone des 10 km autour des centrales nucléaires de Nogent-sur-Seine, Belleville-sur-Loire, Golfech et Fessenheim ont reçu un courrier des pouvoirs publics les invitant à se rendre dans l'une des pharmacies figurant sur la liste jointe au courrier afin d'y retirer des comprimés d'iode stable.

Au cours de l'année 2005, les personnes habitant à proximité de toutes les autres centrales nucléaires d'EDF seront également concernées par cette campagne de distribution.

Celle-ci, initiée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la Direction de la défense et de la sécurité civiles (DDSC) du Ministère de l'intérieur, fait suite aux distributions de comprimés d'iode effectuées en 2000 et 2002. Certains comprimés distribués à cette époque arrivent en effet à péremption en 2005.

Chaque famille résidant dans la zone des 10 km autour de la centrale sera destinataire d'un courrier d'information personnalisé co-signé par le Directeur général de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, le Directeur de la défense et de la sécurité civiles et le Président du Conseil national de l'ordre des pharmaciens. Ce courrier sera accompagné d'un bon de retrait des comprimés en pharmacie et de deux dépliants d'information, l'un portant sur les comprimés d'iode, l'autre sur le contrôle de la sûreté nucléaire de la centrale nucléaire.

Au préalable, une circulaire (08 février 2005) précisant les modalités de cette nouvelle campagne de distribution a été adressée aux préfets.

Cette campagne vise à protéger les personnes vivant à proximité des centrales. En cas d'accident nucléaire, un rejet d'iode radioactif dans l'atmosphère serait en effet susceptible de se produire. L'iode radioactif, inhalé ou ingéré, ferait courir un risque accru de cancer de la thyroïde. En la saturant avant le rejet, l'iode stable évite la fixation de l'iode radioactif sur cet organe et limite ainsi notablement l'impact sanitaire d'un tel rejet.



Télécharger la circulaire du 08 février 2005
Télécharger la circulaire du 23 décembre 2002
Télécharger la circulaire du 14 novembre 2001
Télécharger la circulaire du 17 mai 2000
Télécharger la circulaire du 30 avril 1997