Réponse d’EDF sur la communication faite aux salariés sur les effets sanitaires des faibles doses
Lors de la plénière du 3 octobre, un membre de la CLI souhaitait connaître les éléments communiqués par EDF auprès de ses salariés et partenaires sur les effets sanitaires des faibles doses (inférieures à 100 mSv). Pour y répondre, EDF a transféré les éléments de réponse suivants à la CLI de Gravelines :
Les doses indiquées sont des doses “corps entier” dont la limite réglementaire est fixée à 20 mSv et 16 mSv chez EDF.
La dose ‘peau” réglementaire (= dose très localisée) est fixée à 500 mSv.
Les personnes intervenant en zone nucléaire sont formées et bénéficient d’un suivi médical rigoureux.
- Tous les salariés EDF et partenaires industriels devant intervenir en zone nucléaire sont habilités à la suite d’une formation spécifique et de recyclage tous les 3 ans. Ils reçoivent lors de leur formation portant sur la radioprotection une information sur les effets sur la santé pouvant résulter d’une exposition aux rayonnements ionisants.
- Définie avec l’appui du pôle de compétence en radioprotection de la centrale, chaque salarié dispose d’un seuil d’exposition suivi sur 12 mois glissants. Ce seuil est fixé bien en-deçà de la limite réglementaire annuelle de 20 mSv, et adapté au classement de la personne exposée (catégorie A, B ou non classé).
- En centrale nucléaire, pour accéder en zone contrôlée, le port de deux dosimètres est obligatoire : un dosimètre passif et un dosimètre actif (opérationnel). Dans le cadre de la gestion et de la surveillance de la dosimétrie opérationnelle durant les interventions, le dosimètre opérationnel des salariés est muni d’alarmes en lien avec le niveau d’exposition et la dose engagée vis-à-vis du contexte radiologique prévue dans la préparation des interventions. La gestion des données de dosimétrie opérationnelle fait l’objet d’une surveillance sur 12 mois glissants, avec des seuils de pré-alertes fixés bien en-deçà de la limite réglementaire annuelle d’exposition externe.
- Toutes les personnes intervenant en zone nucléaire bénéficient d’une surveillance médicale spécifique assurée par les services médicaux du travail. Avant de travailler en zone nucléaire, chaque intervenant a passé un examen médical d’aptitude physique au poste de travail. Le médecin du travail constitue, pour chaque intervenant, un dossier médical qui contient l’ensemble des données d’exposition.
- Les médecins du travail assurent le suivi des salariés et notamment l’exposition aux rayonnements ionisants. Ils sont informés de la dosimétrie passive qu’a reçu chaque salarié sur les 12 mois glissants ainsi que la dose carrière : ils peuvent donc apporter aux salariés toutes les informations nécessaires sur les effets sur la santé, y compris pour les faibles doses.
- Un bilan dosimétrique est présenté en CSE tous les ans. Y est précisé le nombre de salariés ayant pris une dosimétrie annuelle compris entre 1 et 6 mSv et une dosimétrie annuelle supérieure à 6mSv. Une attention particulière est bien portée à la dosimétrie individuelle par l’employeur.