Événements 2022

EVÉNEMENTS SIGNIFICATIFS DE NIVEAU 1 :

11 mars 2022 – Sûreté

Détection tardive de l’indisponibilité d’une ligne de décharge sur l’unité de production n°6

Déclaration d’EDF >>

Avis de l’ASN >>

 

10 mars 2022 – Sûreté

Indisponibilité d’une pompe du système de contrôle volumétrique et chimique de l’unité de production n°2

Déclaration d’EDF >>

Avis de l’ASN >>

8 mars 2022 – Sûreté

Détection tardive de l’indisponibilité d’une fonctionnalité d’un circuit de sauvegarde du réacteur de l’unité n°1

Déclaration d’EDF >>

Avis de l’ASN >>

 

31 Janvier 2022 – Radioprotection

Contamination corporelle externe d’un intervenant.

Déclaration d’EDF >>

Avis de l’ASN >>

EVÉNEMENTS SIGNIFICATIFS DE NIVEAU 0 :

13 avril 2022 – Radioprotection

Le 4 avril 2022, un salarié effectue une visite terrain dans des galeries situées dans les sous-sols des locaux électriques des unités de production n°1 et n°2, classés en zone nucléaire. Il est habilité, possède son autorisation de travail en zone nucléaire (RTR) et porte son dosimètre individuel à lecture différée. Il circule dans ces galeries durant 10 mn. Après avoir quitté les galeries, le salarié s’aperçoit qu’il ne porte pas son dosimètre électronique, obligatoire dans ces locaux. Cet appareil mesure la dosimétrie reçue en temps réel et déclenche une alarme dès lors que le débit de dose maximal autorisé par son RTR est atteinte. Le salarié informe le service en charge de la radioprotection, qui après analyse de l’événement, décide de déclarer un événement significatif du domaine radioprotection le 13 avril 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

31 mars 2022 – Radioprotection

L’organisation du site prévoit pour les agents de terrain qui effectuent des rondes quotidiennes sur les installations, la mise à disposition d’autorisations génériques de travail en zone orange, appelées RTR (Régime de Travail Radiologique). L’accès en zone orange est strictement réglementé et valable uniquement pour les locaux listés sur le formulaire du RTR. Le 28 mars 2022, un premier rondier se rend dans un local commun aux unités de production n°5 (en fonctionnement) et n°6 (à l’arrêt programmé) pour y réaliser une activité d’exploitation. Son dosimètre qui mesure la dose intégrée en temps réel se met en alarme, le rondier sort immédiatement du local et prévient sa hiérarchie. Le 29 mars 2022, un second rondier se rend dans le même local pour y réaliser une autre activité d’exploitation. Son dosimètre se met également en alarme, le rondier sort immédiatement du local et informe sa hiérarchie. Après analyse, il s’avère que le local en question est exclu des locaux autorisés par le RTR générique car le rayonnement ambiant y est supérieur à la dosimétrie prévue pour des activités d’exploitation courantes. Un rappel sur les conditions d’accès aux locaux non autorisés est immédiatement effectué auprès de toutes les équipes postées. Cet événement du domaine radioprotection n’a pas eu de conséquence sur la santé des deux rondiers qui ont quitté local dès l’apparition de l’alarme sur leurs dosimètres. Il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 31 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

29 mars 2022 – Sûreté

Le 24 mars 2022, l’unité de production n°6 est à l’arrêt programmé pour renouvellement du combustible. Une activité de maintenance est programmée sur un capteur de débit d’une des trois pompes du circuit primaire, située en partie nucléaire de l’installation. Le chargé d’affaire intègre dans sa demande d’autorisation de travaux la fermeture de quatre vannes d’isolement du circuit primaire. Après analyse, la demande d’autorisation de travail est accordée par l’exploitant. À 10h50, le dossier d’intervention est validé et un rondier procède en local à la fermeture des quatre vannes.
À 15h50, le chef d’exploitation est alerté sur le fait que la fermeture des vannes d’isolement impacte le système de protection anti-dilution de l’acide borique contenu dans le circuit primaire par l’absence de détection d’une perte d’une pompe primaire.
À 16h50, après analyse, le chef d’exploitation considère le système de protection anti-dilution non disponible. Un rondier procède aussitôt à la réouverture des quatre vannes concernées en local, rendant à nouveau disponible le système de capteurs de débit associés.
L’indisponibilité de la protection anti-dilution durant 6 heures et 8 mn suite à l’isolement des capteurs de débit sans mise en position de sécurité n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations. Elle a été déclarée à l’Autorité de sûreté nucléaire le 29 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

25 mars 2022 – Radioprotection

Un intervenant d’une entreprise prestataire valide sa formation aux risques radiologiques le 1er mars 2019. Son habilitation à travailler en partie nucléaire des installations (DATR)* est valable 3 ans, jusqu’au 1er mars 2022. Il intervient sur le CNPE de Gravelines à partir du 4 octobre 2021 et a réalisé depuis de multiples interventions en zone nucléaire. Du 1er mars 2022 au 17 mars 2022, il a effectué 11 accès en zone contrôlée, avant de s’apercevoir que sa date d’habilitation était échue. Après analyse, il s’avère que la date de fin de validité de son habilitation DATR renseignée dans l’application informatique qui gère les habilitations indique le 1er mars 2023 au lieu du 1er mars 2022, ce qui explique l’absence de blocage automatique en entrée de zone contrôlée. Cet écart du domaine radioprotection, qui n’a pas eu de conséquence pour la santé de la personne, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 25 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

L’habilitation DATR* « Directement Apte aux Travaux sous Rayonnements Ionisants » est soumise à une réglementation très stricte : elle impose des contrôles médicaux réguliers avec une visite médicale à jour, un recyclage de la formation tous les 3 ans et l’attribution d’un dosimètre passif personnel développé à échéance régulière selon les catégories de travailleurs.

 

24 mars 2022 – Sûreté

Le 21 mars 2022, l’unité de production n°2 est en fonctionnement. Des essais périodiques d’un des systèmes de protection du réacteur participant à l’injection de sécurité sont en cours. L’opérateur en salle de commande met en configuration d’essai un circuit de refroidissement auxiliaire. Sa procédure lui demande de contrôler qu’une des motopompes d’alimentation du circuit de refroidissement auxiliaire (système SEC/RRI) de la voie A est à l’arrêt. Celle-ci étant en fonctionnement, il décide de l’arrêter, comme le demande sa procédure, à 17h56.
À 17H56 et 49 secondes, l’opérateur arrête par erreur la motopompe de la voie B. Il se rend compte immédiatement de son erreur et remet en service la motopompe voie B à 17h56 et 52 secondes. Il met ensuite hors service la motopompe voie A et informe son supérieur à 18h. Ce non-respect durant 2,8 secondes d’une prescription de nos Spécifications Techniques d’Exploitation associée au refroidissement des circuits auxiliaires par une voie du système SEC/RRI en service n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, compte-tenu de sa durée courte (2,8 secondes). Il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 24 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

24 mars 2022 – Sûreté

Le 21 mars 2022, l’unité de production n°3 vient d’être mise à l’arrêt dans le cadre de sa quatrième visite décennale. Une baisse du niveau du même réservoir est identifiée à 14h31, estimée à 7,3 m3/heure. A nouveau, la voie du circuit de refroidissement auxiliaire associée au réservoir d’alimentation est considérée comme indisponible et l’appoint de secours en eau au réservoir s’active automatiquement depuis une autre source d’alimentation. L’origine de la fuite est détectée quelques minutes plus tard : une autre vanne de purge est trouvée totalement ouverte. Les équipes du site procèdent à sa fermeture à 15h11 et le niveau d’eau dans la bâche redevient conforme. Le réservoir est à nouveau disponible. Les investigations menées n’ont pas permis d’identifier le ou les intervenants à l’origine de l’ouverture des deux vannes de purge dans le local où ces dernières sont situées. La fuite sur le circuit auxiliaire à l’origine de la baisse de niveau à deux reprises dans le réservoir d’eau du circuit de refroidissement RRI n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement, la fuite étant totalement collectée dans des rétentions prévues à cet effet. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 24 mars 2022, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

22 mars 2022 – Sûreté

Le 19 mars 2022, l’unité de production n°3 est mise à l’arrêt programmé pour sa quatrième visite décennale. Lors d’un essai périodique du dispositif d’appoint en eau borée du circuit primaire, le critère de débit en borication directe n’est pas satisfaisant. La pompe d’appoint en eau borée est déclarée indisponible. Le 20 mars 2022, les équipes du site constatent un mauvais sens de rotation du groupe motopompe, ils remettent aussitôt le câblage du moteur en conformité. Le 22 mars 2022, un nouvel essai de la pompe d’appoint en eau borée est réalisé et le critère de débit en borication directe est satisfaisant. Les investigations ont permis d’identifier que cette inversion de câblage au niveau de la boite à bornes du moteur de la pompe a été générée lors d’une intervention de maintenance réalisée le 15 décembre 2021. En raison de sa détection tardive, cet événement qui n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, a été déclaré le 22 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

18 mars 2022 – Sûreté

En décembre 2021, dans le cadre de la préparation du passage au nouveau référentiel de prescriptions pour la maîtrise du risque agressions (RASA)* de l’unité de production n°1, les équipes identifient une activité de maintenance préventive à réaliser sur des clapets de ventilation. La réalisation de cette intervention nécessite d’arrêter les ventilateurs associés et d’obtenir une modification temporaire des règles générales d’exploitation (DMT RGE). Le 13 février 2022, le nouveau référentiel de prescriptions RASA entre en vigueur. Les clapets de ventilation sont considérés comme indisponibles car leur fonctionnalité n’est pas garantie, la maintenance préventive n’ayant pas été effectuée dans les délais prescrits. La demande de modification temporaire (DMT RGE) est transmise à l’ingénieur dédié qui après validation, la transmet à son tour pour autorisation à l’Autorité de sûreté nucléaire. Le 13 mars 2022, le site n’ayant pas obtenu l’autorisation pour réaliser la maintenance préventive sur les clapets, le délai d’un mois prescrit pour retrouver la disponibilité de la ventilation a été dépassée. La maintenance préventive sur les clapets concernés est programmée dans les meilleurs délais. Cet écart à la Règle d’Application des Spécifications Agressions, qui n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 18 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

*La RASA, Règle d’Application des Spécifications Agressions, fait partie des modifications intellectuelles apportées dans le cadre des quatrièmes visites décennales.

 

18 mars 2022 – Sûreté

Le 14 mars 2022, l’unité de production n°6 est à l’arrêt programmé pour maintenance, en phase de redémarrage. Les équipes détectent une anomalie de fonctionnement sur une vanne d’une turbopompe d’alimentation de secours d’un générateur de vapeur (ASG). Pour établir le diagnostic, les intervenants se rendent dans le local concerné pour réaliser des mesures dans le relayage électrique. Les intervenants rendent compte de leur diagnostic aux opérateurs en salle de commande par téléphone, puis ils rangent leur chantier. A 17h23, le responsable d’équipe débranche son voltmètre sans s’apercevoir que les fils ne sont pas débranchés au niveau du relayage. Les deux fiches entrent en contact, entrainant le déclenchement d’une unité de polarité et par conséquence l’indisponibilité de la turbopompe alimentaire de secours et des vannes réglantes d’alimentation des générateurs de vapeur. Dès détection de son erreur, le responsable d’équipe débranche les fils du relayage et réenclenche l’unité de polarité à 17h24, puis informe l’équipe en salle de commande. Après analyse, le chef d’exploitation considère que la turbopompe et les vannes réglantes d’alimentation des générateurs de vapeur sont indisponibles à compter de 17h23. A 18h30 et après vérification d’absence d’impact supplémentaire sur les installations, le chef d’exploitation considère de nouveau disponibles ces matériels et autorise la levée des évènements associés. Cet écart à nos règles générales d’exploitation, qui n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 18 mars 2022 au niveau 0 sur l’échelle INES.

 

16 mars 2022 – Radioprotection

Entre les années 2000 et 2005, une rénovation complète du système de détection incendie a été réalisée sur l’ensemble des unités de production de la centrale de Gravelines. Elle consistait notamment à retirer et à désaffecter les détecteurs incendie à source ionique puis à les remplacer par d’autres détecteurs sans source radioactive. Le 25 janvier 2022, des intervenants travaillant sur la détection incendie dans un local situé en partie nucléaire de l’installation, repèrent la présence d’un ancien détecteur incendie à source ionique fixé au plafond et situé à proximité d’un détecteur nouvelle génération opérationnel. Après contrôle en local et analyse de la documentation technique de la détection incendie, il s’agit bien d’un détecteur à source ionique désaffecté mais qui est resté fixé sur son socle. Le 26 janvier 2022, les équipes du site déposent le détecteur et le stockent dans le local prévu à cet effet avant de l’évacuer conformément aux exigences définies. Cet écart du domaine radioprotection, sans conséquence sur l’environnement et la santé des intervenants a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 28 janvier 2022 au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES. Dans le cadre du chantier de rénovation du système de détection incendie dans les bâtiments tertiaires (partie non nucléaire de l’installation), 4 détecteurs à source ionique désaffectés mais qui sont restés fixés sur leurs socles ont été trouvés le 11 mars 2022 dans quatre locaux tertiaires différents et un cinquième le 15 mars 2022 dans un local administratif. Les 5 détecteurs ont été déposés et stockés dans le local prévu à cet effet en attente de leur évacuation, conformément à la réglementation. La déclaration de l’événement significatif de radioprotection déclaré le 28 janvier 2022 a fait l’objet d’un indiçage, déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 16 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

14 mars 2022 – Sûreté

En 2018, le site décide de réaliser une maintenance préventive d’un tableau électrique commun aux unités de production n°1 et n°2, dont la dernière visite de maintenance a été faite en 2014. Cette activité est généralement réalisée lorsque l’unité est à l’arrêt mais peut, sous certaines conditions, se réaliser lorsqu’elle est en production. Ce tableau électrique permet notamment d’enclencher une voie électrique de secours alimentant la pompe d’essai commune aux deux unités. En cas de perte totale des alimentations électriques, cette pompe aurait pour fonction de protéger les groupes motopompes primaires nécessaires à la circulation de l’eau borée dans le circuit primaire. Après un report successif de cette activité de maintenance le 22/04/2021, puis le 03/05/2021 et le 28/10/2021, la réalisation de la maintenance préventive est effectuée le 17/01/2022. Elle confirme la fonctionnalité du tableau électrique et assure que les performances électriques du matériel ont toujours été assurées. Néanmoins, suite à ce report successif de l’activité, l’ASN transmet au CNPE le 25/02/2022 une demande de positionnement sur l’aspect déclaratif de Programme de Base de Maintenance Préventive (PBMP). Le 10/03/2022, le site statue sur l’impact potentiel significatif de ce retard qui aurait pu rendre indisponible la réalimentation d’une pompe nécessaire en cas de perte totale des alimentations électriques. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 14 mars 2022, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

12 mars 2022 – Sûreté

Le 12 mars 2022, l’unité de production n°3 est en fonctionnement. Des agents de conduite doivent réaliser l’essai périodique d’un système de protection du réacteur. L’équipe en charge de l’essai se prépare et se déclare prête à intervenir. Pendant l’intervention, un opérateur fait une erreur qui rend l’essai non-concluant. Après analyse, les conditions sont validées pour que les opérateurs puissent réaliser une nouvelle fois le test. Lors de la mise en configuration de ce nouvel essai, la procédure n’est pas correctement respectée. Cela a pour effet de rendre indisponible une partie d’un système d’injection de sécurité du réacteur. Quelques heures plus tard, le même jour, la partie du matériel d’injection est remise en service. L’essai périodique est réalisé une troisième fois et est déclaré satisfaisant. L’indisponibilité d’un système d’injection de sécurité constitue un non-respect des spécifications techniques d’exploitation. Cet écart n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations ni sur l’environnement, il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 12 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

10 mars 2022 – Sûreté

Le 28 février 2022 l’unité de production n°1 est à l’arrêt programmé pour visite décennale. Un défaut d’isolement apparait sur un tableau électrique. Les équipes du site dépêchées sur place diagnostiquent un défaut d’isolement provenant d’un départ électrique concerné par une intervention sur l’instrumentation du cœur, constituée de sondes de mesure du flux neutronique. En accord avec le chef d’exploitation, le départ électrique est déclenché et l’alarme est acquittée après disparition du défaut d’isolement. Les investigations permettent de constater la présence d’un brin de cuivre à l’intérieur d’une prise créant ce défaut d’isolement. L’anomalie est traitée et les installations sont remises en service. Le 3 mars 2022, un nouveau défaut d’isolement apparaît sur le tableau électrique lors de l’essai d’insertion d’une sonde de flux dans le cœur. Le tableau électrique est aussitôt considéré comme indisponible. La sonde est retirée du cœur et le défaut d’isolement disparaît. Après analyse et contrôles des matériels, les équipes du site détectent un défaut d’isolement sur l’actionneur d’une vanne motorisée dû à l’écrasement d’un fil à l’intérieur du connecteur, lors du remontage de celui-ci. Les intervenant procèdent au remplacement immédiat des composants abîmés et terminent leurs activités. Cet événement n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations. Il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 10 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

8 mars 2022 – Transport

Le 3 mars 2022, un transport routier, avec à son bord de l’outillage très faiblement contaminé provenant de la centrale nucléaire de Gravelines, arrive à la Base de maintenance d’EDF située à St Dizier en Haute Marne. Lors des contrôles du conteneur effectués à l’arrivée, il est constaté une légère perforation du bardage, au-dessus d’un passage de fourche. Le contrôle de radioprotection confirme l’absence de contamination sur l’unité de transport et les colis. La perforation du conteneur a été immédiatement occultée par les équipes sur place et une réparation du conteneur a été programmée. La centrale de Gravelines a été aussitôt informée du constat. Après analyse, un événement significatif du domaine du transport a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 8 mars 2022 au niveau 0 de l’échelle INES.

 

7 mars 2022 – Sûreté

Le 26 février 2022, l’unité de production n°6 est à l’arrêt programmé pour rechargement du combustible. Suite aux activités de décontamination de la piscine du bâtiment réacteur, les intervenants d’une entreprise prestataire procèdent à la pose d’un filtre « gros barreaux » qui sert, en situation accidentelle, à filtrer l’eau en fond la piscine du bâtiment réacteur, d’éventuelles chutes d’objets. A la fin de leur intervention, les intervenants s’aperçoivent que le filtre est posé à l’envers et préviennent aussitôt le donneur d’ordre EDF. Le 27 février 2022, suite à la pose des filtres en fond de piscine, le chef d’exploitation lève la condition limite liée au refroidissement du dispositif d’aspersion de l’enceinte de confinement. Les 27 et 28 février 2022, les équipes d’exploitation et de maintenance s’interrogent sur la conséquence du mauvais positionnement du filtre en fond de piscine. En l’absence d’analyse complète de positionnement, le chef d’exploitation considère que le système d’aspersion de l’enceinte est indisponible. Le 1er mars 2022, les ingénieurs de la centrale confirment la non-disponibilité de la fonction de refroidissement du système d’aspersion de l’enceinte suite au mauvais positionnement du filtre. Le filtre à gros barreaux est aussitôt remis en position conforme et le système d’aspersion de l’enceinte de confinement est à nouveau considéré disponible. Cet événement significatif du domaine sûreté, qui n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 7 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

4 mars 2022 – Sûreté

Le 11 février 2022, l’unité de production n°6 est à l’arrêt programmé pour remplacement des générateurs de vapeur. Dans le cadre de ce chantier, les équipes procèdent à la remise en service d’un capteur de mesure de débit sur une tuyauterie véhiculant de la vapeur non radioactive. Située dans le bâtiment réacteur, la ligne du capteur contribue en outre à l’intégrité de l’enceinte de confinement. Le 14 février 2022, la procédure d’essai demande de déposer le bouchon de l’évent du pot de condensation de ce capteur puis de le reposer à la fin de l’intervention. La bonne mise en place du bouchon a fait l’objet d’un contrôle technique assuré par une personne différente de l’intervenant en charge de la repose, conformément à la procédure. Le 25 février 2022, le coeur du réacteur est rechargé et l’unité de production n°6 s’apprête à changer de domaine d’exploitation. Les équipes du site procèdent à la mise en configuration des circuits préalables au changement d’état. Lors de ces opérations, les agents de terrain détectent l’absence du bouchon sur l’évent du pot de condensation du capteur. Par cet interstice, l’air de l’enceinte peut alors être en contact avec l’air extérieur ce qui n’est pas autorisé dans cet état de tranche. Le bouchon est reposé sur l’évent du pot de condensation par les équipes du site le 25 février 2022 à 20h08. Cet événement n’a pas eu de conséquence radiologique compte-tenu de l’absence de contamination atmosphérique dans l’air du bâtiment réacteur durant l’événement. Dans le cas hypothétique d’un accident, compte tenu du faible interstice de l’évent les conséquences radiologiques externes auraient été négligeables. Cet événement significatif de sûreté a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 4 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

4 mars 2022 – Sûreté

Le 25 février 2022, l’unité de production n°1 est à l’arrêt pour visite décennale. Les équipes réalisent un essai visant à tester les informations provenant des chaines de mesures du flux neutronique lorsque le réacteur est à l’arrêt, ainsi que les alarmes associées. Ces dispositifs de surveillance de la réactivité lorsque le réacteur est à l’arrêt ont fait l’objet d’une modification VD4 durant l’arrêt. L’essai s’avère non satisfaisant pour l’une des chaînes, suite à la détection de valeurs hors critères. Après analyse, le remplacement de certains composants électroniques est programmé dans le cadre de la garantie du prestataire qui a procédé à la modification. Avant d’intervenir, l’entreprise prestataire rédige une note d’analyse validée par les experts nationaux d’EDF. L’entreprise procède au remplacement des composants électroniques sur les chaînes de mesures et les alarmes associées. Le 27 février, les essais sont réitérés sur la chaine de mesure apparue en défaut et sont conformes aux critères des règles d’exploitation. Lors de cette requalification, une simulation d’un seuil de flux élevé est réalisée à partir d’une valeur de calcul pour générer l’alarme, mais l’actualisation du seuil de l’alarme n’est pas réalisée sur la nouvelle carte électronique, car non demandée dans la note d’analyse. A 16h42, les équipes de la centrale réalisent des essais sur les chaînes de mesures du flux neutronique. Ils mettent en position de sécurité la seconde chaîne, ce qui génère l’apparition de l’alarme flux neutronique élevé à l’arrêt. Cette alarme est aussitôt considérée comme indisponible par le chef d’exploitation. A 17h59, le recalage du seuil de flux élevé à l’arrêt sur la chaîne de mesure remplacée a permis la disparition de l’alarme et celle-ci est à nouveau disponible. La chaine de mesure redondante est toujours restée fonctionnelle, de même que le boremètre qui mesure la concentration en bore dans le réacteur. Il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 4 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

3 mars 2022 – Sûreté

Le 24 octobre 2021, l’unité de production n°4 est phase de redémarrage suite à son arrêt pour visite partielle. Lors des essais réalisés durant la montée en puissance du réacteur, un décalage est détecté sur les valeurs transmises par un capteur de niveau de l’alimentation en eau d’un générateur de vapeur. Le même décalage est observé sur un capteur situé sur une tuyauterie véhiculant de la vapeur et qui est alimenté par la même ligne d’impulsion. Une équipe est dépêchée sur place et constate que le critère de validation fonctionnelle des capteurs est dépassé. Le 25 octobre 2021, conformément à nos règles d’exploitation, la chaine de protection du réacteur à laquelle contribuent ces deux capteurs est considérée comme indisponible et l’unité de production n°4 est ramenée dans un domaine d’exploitation où la chaine de protection n’est pas requise. Du 2 au 11 novembre 2021, l’unité de production n°4 a été mise à l’arrêt pour mener des investigations et actions mais le 16 novembre 2021, lors des essais de redémarrage, les décalages de mesures réapparaissent sur les mêmes capteurs. A nouveau la chaine de protection du réacteur est considérée comme indisponible et les deux capteurs sont placés en position de sécurité. L’unité de production n°4 est à nouveau mise à l’arrêt pour mener des investigations plus approfondies. Des contrôles et expertises intrusives ainsi qu’une analyse des dossiers d’interventions sur ces matériels mettent en évidence une inversion de montage de la sphère tranquilisatrice (ligne de prise d’impulsion de la vapeur), située dans le Générateur de vapeur. Celle-ci avait été déposée lors d’une activité de maintenance durant la visite partielle. Les équipes concluent que le défaut de comportement du capteur d’alimentation en eau du générateur est en lien avec cet écart de montage. Une nouvelle sphère tranquilisatrice a été mise en place. L’unité de production n°4 a redémarré le 20 janvier 2022, malgré une valeur conforme, le capteur d’alimentation en eau du générateur de vapeur est maintenu en position de sécurité. Une intervention réalisée le 16 mars 2022 sur le capteur a permis de le rendre à nouveau disponible. Cet événement significatif du domaine sûreté, qui n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 3 mars 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

25 février 2022 – Sûreté – Générique

Le 25 février 2022, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif pour la sûreté relatif à un défaut d’étanchéité de joints de soupapes SEBIM du pressuriseur. Le pressuriseur est un réservoir cylindrique permettant de contrôler la pression du circuit primaire lors de son fonctionnement. Le circuit primaire est protégé des surpressions par 3 lignes indépendantes, reliées au pressuriseur et composées d’un tandem de deux soupapes dites SEBIM. Ces soupapes sont équipées de têtes de détection qui permettent la mesure de pression et l’ouverture des soupapes. Ces têtes peuvent être de type monobloc ou bi-bloc. Des contrôles réalisés par les équipes d’EDF sur certains réacteurs des paliers 900 et 1300 MW ont révélé que la présence de têtes de détection monobloc pouvait potentiellement induire un défaut d’étanchéité de joints situés dans les têtes de détection des soupapes SEBIM. Ces têtes de détection monobloc sont présentes sur 35 réacteurs* du parc en exploitation, tous paliers confondus. L’analyse effectuée ayant montré l’absence d’impact sûreté en conditions réalistes, il n’y a eu aucune conséquence réelle sur la sûreté des installations. La détection de ce potentiel défaut d’étanchéité a toutefois conduit EDF à déclarer le 25 février 2022 à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif pour la sûreté à caractère générique au niveau 0, en dessous de l’échelle INES qui en compte 7.

 

25 février 2022 – Sûreté – Générique

Le 21 février 2022, EDF a informé l’Autorité de sûreté nucléaire de la survenue d’un événement significatif pour la sûreté relatif à la détection de la non prise en compte des conditions de réalisation d’un essai périodique. Afin de s’assurer du bon fonctionnement du réacteur nucléaire, de nombreux paramètres sont contrôlés et suivis en permanence notamment via des chaînes neutroniques. Ces dernières permettent de contrôler, grâce à de nombreux capteurs, le flux neutronique à l’intérieur de la cuve du réacteur. Lorsque le réacteur est en fonctionnement, un contrôle, appelé “essai périodique”, est réalisé à la maille hebdomadaire sur ces chaines neutroniques pour s’assurer de leur bon fonctionnement. Lorsque le réacteur est arrêté, ces contrôles périodiques sont toujours réalisés via d’autres capteurs spécifiques. Les règles générales d’exploitation stipulent que, lorsque le réacteur est arrêté, l’essai périodique de ces matériels est également réalisé de manière hebdomadaire, avec une tolérance de réalisation de cet essai de 42h après l’arrêt de la réaction en chaine. A la suite d’un défaut d’analyse des conditions de réalisation de cet essai, certaines centrales nucléaires n’ont pas réalisé le premier contrôle dans le délai requis. Cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations, l’analyse montrant que ces matériels sont toujours restés disponibles. Toutefois, la détection de ces écarts a conduit EDF à informer le 21 février 2022 l’Autorité de sûreté nucléaire de la survenue d’un événement significatif pour la sûreté à caractère générique, au niveau 0 en dessous de l’échelle INES qui en compte 7, pour les réacteurs nucléaires des centrales du Bugey, du Tricastin, de Gravelines, de Dampierre-en-Burly, du Blayais, de Saint-Laurent-des-Eaux, de Cruas-Meysse, de Paluel, de Saint-Alban, de Flamanville, de Cattenom, de Belleville-sur-Loire, de Nogent-sur-Seine, de Penly et de Golfech. S’agissant de la centrale nucléaire de Gravelines cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 25 février 2022.

*Réacteurs de Belleville 1-2, Blayais 2-3, Bugey 2-3-4, Cattenom 1-3, Chinon 1-2-3, Civaux 1, Cruas 1-2-3, Dampierre 1-2-3, Golfech 1-2, Gravelines 1-2-3-4-5, Nogent 1, Paluel 1-3, Penly 2, Saint-Laurent 1-2 et Tricastin 1-2-3.

 

25 février 2022 – Sûreté

Le 23 février 2022, l’unité de production n°1 est à l’arrêt dans le cadre de sa quatrième visite décennale. Une activité de maintenance programmée consiste à mettre en place un boitier d’essai sur une cellule d’un tableau électrique, pour tester l’alarme associée à une pompe de sauvegarde. La mise en place du boitier d’essai a pour effet la perte totale d’informations nécessaires en cas de conduite accidentelle. Cette indisponibilité est prise en compte et analysée par l’équipe de conduite en salle de commande, qui autorise l’intervention. A 1h44, le chargé de consignation dispose la cellule électrique de la pompe de sauvegarde sur le boitier d’essai, qui génère une alarme.
Quelques minutes plus tard, le chef d’exploitation remarque que l’alarme apparait dans un autre tableau des spécifications techniques d’exploitation. Il identifie alors que l’indisponibilité générée par la mise en place du boitier d’essai n’est pas autorisée dans le domaine d’exploitation où se trouvait le réacteur au moment de l’activité. A 2h04, le chargé de consignation qui vient d’être prévenu, retire le boitier d’essai de la cellule du tableau électrique et l’alarme est acquittée en salle de commande.
La perte totale d’information de l’alarme du tableau électrique associée à une pompe de sauvegarde durant 20 mn dans l’état où se trouvait le réacteur constitue un non-respect des spécifications techniques d’exploitation. Elle a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 25 février 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

22 février 2022 – Sûreté

Le 20 février 2022, l’unité de production n°5 est en fonctionnement. Des essais périodiques du relayage du système de protections du réacteur sont en cours. Durant la simulation des ordres d’arrêt automatique du réacteur, le disjoncteur d’arrêt automatique s’est ouvert à 10h42. L’unité de production est ainsi déconnectée automatiquement du réseau d’électricité. L’équipe en salle de commande applique les procédures adaptées à la gestion d’un arrêt automatique du réacteur. Les premières investigations s’oriente sur la défaillance de deux relais qui participent à l’inhibition des ordres d’arrêt automatique durant l’essai périodique. Le remplacement des relais défectueux est immédiatement entrepris. Les équipes du site contrôlent ensuite les signaux dans le système de relayage, qui s’avèrent conformes. Elles reprennent alors les essais périodiques du relayage du système de protection du réacteur. Le 21 février 2022 à 12h15, les essais sont terminés et sont satisfaisants. L’unité de production n°5 a été raccordée au réseau d’électricité le 22 février à 12h20. Le transitoire d’arrêt automatique du réacteur n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations. Les systèmes de protection ont fonctionné conformément à l’attendu. Cet événement du domaine sûreté a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 22 février 2022, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

19 février 2022 – Radioprotection

En novembre 2021, l’unité de production n°6 est à l’arrêt programmé pour renouvellement du combustible et remplacement des générateurs de vapeur. Les coudes des générateurs de vapeur usés sont évacués du bâtiment réacteur situé en partie nucléaire de l’installation, vers le bâtiment d’entreposage des générateurs usés, situé du côté opposé du site. Compte-tenu de leurs dimensions, les coudes sont transférés dans des caisses métalliques conçues à cet effet. Celles-ci sont contrôlées radiologiquement et soudées pour garantir leur étanchéité lors du transport. Le 12 novembre 2021, un premier coude est transféré dans sa caisse. Le 15 novembre 2022, un second coude est transféré de la même manière.
Le 15 décembre 2021, lors d’une inspection de l’Autorité de sûreté nucléaire dans le domaine Transport, il est constaté l’absence de certificat de conformité règlementaire pour ces caisses, ce qui constitue un non-respect des règles générales exploitation du domaine transport interne. Devant l’absence de conséquence significative au niveau radiologique, la centrale déclare un événement intéressant la radioprotection. Le certificat de conformité est rédigé en janvier 2022 par le propriétaire des caisses. En février 2022, l’ASN demande de déclarer l’événement en événement significatif Transport Interne. Après consultation des services centraux, le site décide de déclarer le 19 février 2022 cet événement documentaire qui n’a pas eu de conséquence sur l’environnement, ni sur la santé des intervenants, en événement significatif relevant du domaine radioprotection au niveau 0, en dessous de l’échelle INES.

 

16 février 2022 – Sûreté

Le 14 février 2022, l’unité de production n°3 est en fonctionnement. A 10h09, quatre vannes du circuit d’échantillonnage d’eau du circuit primaire et de purge des générateurs de vapeur situées en partie nucléaire des installations, se ferment quasi simultanément. La fermeture de ces vannes entraine l’indisponibilité des chaines de mesure de la radioactivité, qui permettrait de détecter une montée d’activité au niveau des générateurs de vapeur en situation accidentelle. Les équipes du site lancent immédiatement les investigations et s’aperçoivent que les quatre vannes concernées sont alimentées par la même tuyauterie d’air de commande. Ils recherchent aussitôt une fuite en local. A 10h25, un agent de terrain est dépêché sur place, il constate la fermeture complète de la vanne d’alimentation en air, ce qui peut conduire à la dépressurisation du réseau d’air et à la fermeture des vannes régulées par ce réseau, par manque d’air. Après autorisation de l’opérateur en salle de commande, l’équipe en local procède à la réouverture de la vanne du réseau d’air. Elle procède ensuite à l’ouverture des quatre vannes du circuit d’échantillonnage et de purge des générateurs de vapeur. Ces manœuvres permettent de retrouver la disponibilité des chaines de mesure de la radioactivité et de rétablir le débit de purge sur les trois générateurs de vapeur. Les chaines de mesures de la radioactivité sont restées indisponibles durant 24 mn. Les chaines de mesures redondantes sont, quant à elles, toujours restées disponibles. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 16 février 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

11 février 2022 – Sûreté

Le 26 mars 2021, l’unité de production n°1 est en fonctionnement. Lors d’une visite du Service Ingénierie Fiabilité du site en station de pompage, située en partie non nucléaire des installations, les ingénieurs constatent l’absence de deux vis de fixation au niveau d’une bride de robinet, situé sur le circuit d’arrivée d’eau de mer. Suite à la détection de l’écart, les robinetiers remettent aussitôt en place les deux vis au niveau du robinet concerné. Le 29 mars 2021, les équipes du site sollicitent les experts nationaux pour déterminer l’impact de l’absence de deux vis au niveau de cette liaison sur la tenue mécanique et au séisme du robinet. Le 5 juillet 2021, les experts d’EDF informent le CNPE de Gravelines de leur incapacité à modéliser la configuration du robinet. Entre l’été 2021 et la fin d’année 2021, l’anomalie de vis étant remise en conformité sur l’installation, les équipes du site ne priorisent pas l’analyse de la tenue au séisme du robinet. Début 2022, suites aux échanges avec les experts EDF, les équipes du site ne sont pas en mesure de démontrer la tenue au séisme du robinet suite à l’absence de deux vis de fixation. L’écart a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 11 février 2022, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

11 février 2022 – Sûreté

Le 9 février 2022, dans le cadre des activités liées à l’arrêt programmé en cours sur l’unité de production n°6, les équipes EDF procèdent à la consignation totale d’une armoire électrique pour effectuer des travaux de maintenance.
Le 10 février 2022, alors que le réacteur n°5 est en production, le service conduite observe une fermeture automatique de plusieurs protections de gaines de ventilation. La fonction de ventilation n’est alors plus assurée dans les locaux le nécessitant. Cet évènement pourrait, sur du long terme, entrainer une surchauffe de certains matériels et par conséquent, leurs dégradations. Une équipe est alors mobilisée pour rétablir la situation. Après investigation, elle constate que la consignation de l’armoire sur l’unité de production n°6 a généré la perte d’alimentation des protections des gaines de ventilation de l’unité de production n°5 et a ainsi causé leurs fermetures de manière automatique. L’équipe sur place a procédé immédiatement à la réouverture des protections des gaines de ventilation afin de faire circuler à nouveau l’air frais dans les locaux le nécessitant. L’indisponibilité aura duré 24
minutes. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 11 février 2022, au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES.

11 février 2022 – Sûreté

En 2019, un procédé innovant d’examen non destructif a été utilisé pour réaliser des mesures d’épaisseur sur des tronçons
de tuyauteries du circuit d’arrivée d’eau de mer, situé en partie non nucléaire de l’unité de production n°3, alors en fonctionnement. Les analyses des résultats ont mis en évidence des points en sous-épaisseurs par rapport à l’épaisseur minimale de fabrication sur 9 tronçons de tuyauteries. Il a alors été décidé, en collaboration avec les experts nationaux d’EDF, d’établir des fiches de justification par calculs en fonction des dimensions et positions de chacun des tronçons concernés. Le site a pris la décision de mettre en place un suivi en fonctionnement des portions de tuyauteries concernées, par contrôles ultrasonores, afin de vérifier que la justification par calcul soit toujours applicable. Début juin 2021, l’ensemble des contrôles de suivi en fonctionnement sont réalisés. Après analyse des résultats, le 11 janvier 2022, il s’avère que la tenue au séisme d’un des 9 tronçons concernés par les mesures de sous-épaisseur n’a pas pu être justifiée par la note de calculs. Ce tronçon, qui se situe en aval d’une pompe d’aspiration du circuit d’eau de mer, fera l’objet d’un remplacement lors du prochain arrêt pour maintenance programmée de l’unité de production n°3. Cet écart n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement. Il a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 11 février 2022, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

11 février 2022 – Sûreté

Le 5 février 2022 à 10h, le réacteur n°1 est en arrêt programmé pour visite décennale et le réacteur n°2 est en production. A 10h, un dégagement de fumée est détecté dans des gaines de ventilation de l’unité de production n°1, situées en partie nucléaire des installations, suite à la rupture de courroie d’un ventilateur. L’équipe d’intervention du site qui s’est immédiatement rendue sur place a constaté un échauffement au niveau d’un caisson de ventilation comprenant une résistance qu’ils ont mis hors tension. Les sapeurs-pompiers mobilisés sur site à 10h15 sont intervenus aux côtés de l’équipe d’intervention afin de maitriser les points chauds situés à l’intérieur du caisson de ventilation. Ils ont ensuite effectué une reconnaissance commune des locaux pour s’assurer de la maîtrise de la situation. Le dispositif de mobilisation a été levé à 11h10. Aucun intervenant n’a été blessé.
Cet événement n’a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations. Ce type de courroie fait l’objet de défaillances récurrentes. Le traitement déjà effectué n’a pas permis d’éviter son occurrence. L’événement a donc été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 11 février 2022, au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES.

 

10 février 2022 – Sûreté

Le 10 février 2022, l’unité de production n°2 est en cours de redémarrage suite à son arrêt pour intervention sur le transformateur de soutirage réalisé le 07 février 2022. Le poste d’eau est isolé et les générateurs de vapeur sont alimentés par un système de sauvegarde. Les équipes EDF procèdent au démarrage de la turbo-pompe alimentaire* n°1. Une alarme de sur-débit d’eau s’active, conduisant à la mise à l’arrêt de cette turbo-pompe. La turbo-pompe alimentaire n°2 se déclenche par la suite, conduisant au démarrage automatique d’un deuxième système de sauvegarde. La mise en service automatique d’un système de sauvegarde sur une unité de production constitue un écart à nos règles d’exploitation. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 10 février 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.
*Les turbo-pompes alimentaires sont des matériels qui servent à alimenter en eau les générateurs de vapeurs. Elles sont au nombre de deux et sont situées dans le poste d’eau, dans la partie secondaire de l’installation.

 

5 février 2022 – Sûreté

Le 02 février 2022, l’unité de production n°2 est en fonctionnement. Une équipe EDF réalise un contrôle thermographique sur un transformateur de soutirage, matériel permettant d’alimenter l’installation en électricité. Le contrôle révèle un échauffement au niveau d’un câble du transformateur, nécessitant un arrêt pour intervention.
Le 05 février 2022, l’unité de production est mise à l’arrêt pour remplacement du câble à l’origine de l’échauffement.
Le 07 février 2022, le transformateur de soutirage est rendu indisponible, le câble est remplacé et des vérifications de conformité de l’installation sont réalisées par les équipes EDF. Après dépose de la logistique nécessaire à l’intervention, les opérations de redémarrage de l’unité de production sont engagées. Les contrôles thermographiques après remise en service du transformateur sont conformes à l’attendu.
L’échauffement de ce câble du transformateur de soutirage a nécessité l’arrêt de l’unité de production n°2 pour intervention. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 05 février 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

4 février 2022 – Sûreté

En mai 2021, dans le cadre du programme de maintenance de la visite partielle de l’unité de production N°2 de la centrale de Saint Laurent, les équipes de la centrale détectent des anomalies sur certains dispositifs autobloquants des tuyauteries du circuit primaire.
Les dispositifs autobloquants permettent les mouvements lents des tuyauteries, liés aux dilatations par exemple. Ils bloquent les mouvements brusques qui pourraient être provoqués par un coup de bélier ou un séisme. En cas de mouvements rapides, ces dispositifs supportent l’effort dynamique en le reportant sur la structure fixe, protégeant ainsi les tuyauteries. Lors de la mesure des cotes à mener dans le cadre de leur remplacement, certains dispositifs sont apparus hors critères et ont été remis en conformité. Ils ont fait l’objet d’une déclaration à l’Autorité de sureté nucléaire d’un
événement sûreté au niveau 0 en dessous de l’échelle INES qui en compte 7. Une extension de ces contrôles aux autres sites du parc nucléaire a conduit à la détection d’autres dispositifs hors critères sur les réacteurs n°1 et 2 de Belleville, n°2 de Cruas, n°1 à 6 de Gravelines, n°2 de Nogent et n°1 de Saint-Laurent B. Bien que ces dispositifs hors critères n’aient eu aucune conséquence réelle sur la sûreté, ils conduisent toutefois
à une information de l’Autorité de sûreté nucléaire, le 4 février 2022, faisant état d’un événement significatif pour la sûreté à caractère générique au niveau 0 (en dessous de l’échelle INES qui en compte 7).

 

4 février 2022 – Sûreté

Le 27 janvier 2022, l’unité de production n°6 est à l’arrêt pour renouvellement du combustible. Un chantier de modification de l’installation est programmé dans un local industriel, situé hors zone nucléaire, classé à risque majeur incendie. Le préparateur du chantier avait bien réalisé l’analyse de risques avec une demande de permis de feu associée mais n’avait pas identifié que le chantier était à fort en jeu incendie. A 10h30, l’entreprise prestataire qui va réaliser le chantier a bien mis en place toutes les protections et parades nécessaires avant de démarrer son activité. Le permis de feu est activé en salle de commande puis l’entreprise commence le chantier sans effectuer la levée du point d’arrêt par un préventeur, comme le prévoit l’organisation lorsqu’il s’agit d’un chantier à fort en jeu incendie.
Vers 16h, le préventeur sécurité se rend sur place et demande l’arrêt immédiat de l’activité en raison de l’écart détecté sur le permis de feu.
Le chantier est mis en sécurité et l’outillage est laissé sur place. Or la demande d’entreposage du matériel d’outillage n’avait été validée que pour une seule journée. Le lendemain, dès la détection de l’écart, le matériel entreposé est évacué du local.
Ce non-respect de l’organisation incendie dans un secteur de feu à risque majeur, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 04 février 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

4 février 2022 – Sûreté

Le 25 janvier 2022 à 20h14, l’unité de production n°1 est à l’arrêt pour sa quatrième visite décennale. Une alarme incendie apparait en salle de commande signalant une présence de fumée dans un local électrique situé en partie nucléaire des installations. Les équipes d’intervention se rendent aussitôt sur place et confirment la présence d’un dégagement de fumée. Conformément à nos procédures, les sapeurs-pompiers sont appelés et sont dépêchés sur place.
Les investigations menées permettent d’identifier rapidement l’origine du dégagement de fumée.
Une résistance de chauffe dont la mise en service est associée au fonctionnement de ventilateurs ne s’est pas arrêtée lors de la mise à l’arrêt de la ventilation pour maintenance. Le fonctionnement prolongé de la résistance sans ventilateurs a conduit à son échauffement puis à un dégagement de fumée. La mise hors tension de la résistance est provoquée par déclenchement automatique du disjoncteur d’alimentation. Une caméra thermique mise en place a permis de confirmer la décroissance de la température. A 20h55, le dispositif de mobilisation des secours est levé. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 4 février 2022, au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES.

 

3 février 2022 – Radioprotection

Le 25 janvier 2022, l’unité de production n°1 est à l’arrêt programmé pour maintenance. Une équipe d’échafaudeurs s’apprête à intervenir en partie nucléaire de l’installation, dans un local dont le débit de dose cartographié est inférieur à 2 mSv. Avant de démarrer l’activité, le responsable du chantier effectue, comme le demandent nos règles de radioprotection, des mesures de débit de doses au sol, qui sont conformes à l’attendu. Néanmoins, il n’effectue pas de mesure au poste de travail, qui se situe sur un palier à 6 mètres de hauteur. Un échafaudeur intérimaire réalise une opération au palier 6 mètres, lors que son dosimètre passe en alarme. Le salarié s’éloigne immédiatement de la zone. Après analyse de son dosimètre, l’intervenant a été exposé à un débit de dose supérieure à 2 mSv/h durant quelques secondes. Ce débit de dose correspond à une zone «orange» réglementée, dont l’accès n’est pas autorisé aux salariés en contrat d’intérim.
Une signalisation «point chaud zone orange» identifiée par un tri secteur a immédiatement été mise en place et un rappel a été fait sur le référentiel radioprotection à l’ensemble des échafaudeurs.
Cet écart du domaine radioprotection a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 3 février 2022, au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

1er février 2022 – Sûreté – Générique

Le 1er février 2022, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire un événement significatif pour la sûreté à caractère générique relatif à la non-prise en compte d’un élément d’étude conduisant à la non-réalisation d’un essai périodique. Dans l’étude relative à l’événement “rupture de tuyauterie vapeur”, il apparait que la survenue de ce dernier entraine des évolutions rapides au niveau du coeur du réacteur. Ces fluctuations seraient alors détectées par le système de protection du réacteur, composé de divers capteurs de pression, température et débit, qui ordonneraient l’arrêt automatique des pompes du circuit primaire. Ces pompes ont pour objectif de faire circuler l’eau au sein du circuit primaire. Lorsque ces pompes sont arrêtées, il n’y a plus de circulation d’eau dans le circuit primaire, on parle de décroissance lente du débit primaire. Lors du réexamen de sûreté des 4ème visites décennales des réacteurs de 1300 MWe, des calculs ont mis en exergue qu’un essai périodique aurait dû être réalisé pour mesurer le temps entre le signal d’arrêt des pompes du circuit primaire et le début de la décroissance lente du débit de ce circuit ainsi que du caractère majorant de la courbe théorique, afin de s’assurer du respect des critères de sûreté. Cette étude a ensuite été élargie à l’ensemble des réacteurs du parc nucléaire. Après analyse, il a été démontré que la non-réalisation de cet essai ne remet pas en cause la démonstration de sûreté. Ainsi, cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur la sûreté des installations. Toutefois, la détection de cet événement a conduit EDF à déclarer, le 1er février 2022 à l’Autorité de sûreté nucléaire, un événement significatif pour la sûreté à caractère générique, au niveau 0 en dessous de l’échelle INES qui en compte 7, pour les réacteurs des centrales nucléaires du Bugey, de Chinon, de Cruas-Meysse, de Dampierre-en-Burly, de Gravelines, de Saint-Laurent-des-Eaux, du Tricastin, de Chooz et de Civaux.

 

28 janvier 2022 – Radioprotection

Entre les années 2000 et 2005, une rénovation complète du système de détection incendie a été réalisée sur l’ensemble des unités de production de la centrale de Gravelines. Elle consistait notamment à retirer et à désaffecter les détecteurs incendie à source ionique puis à les remplacer par d’autres détecteurs sans source radioactive.
Le 25 janvier 2022, des intervenants travaillant sur la détection incendie dans un local situé en partie nucléaire de l’installation, détectent la présence d’un ancien détecteur incendie à source ionique fixé au plafond et situé à proximité d’un détecteur nouvelle génération opérationnel.
Après contrôle en local et analyse de la documentation technique de la détection incendie, il s’agit bien d’un détecteur à source ionique désaffecté mais qui est resté fixé sur son socle.
Le 26 janvier 2022, les équipes du site déposent le détecteur et le stockent dans le local prévu à cet effet avant de l’évacuer conformément aux exigences définies.
Cet écart du domaine radioprotection, sans conséquence sur l’environnement et la santé des intervenants a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 28 janvier 2022 au niveau 0 en-dessous de l’échelle INES.

 

28 janvier 2022 – Sûreté

Le 23 janvier 2022, l’unité de production n°1 est à l’arrêt programmé pour maintenance. Dans le cadre de l’épreuve de l’enceinte de confinement du bâtiment réacteur, un essai de réinjection d’eau dans un puisard de collecte des eaux situé en partie nucléaire des installations, est en cours de préparation.
La pompe de réinjection d’eau est actionnée et fonctionne correctement mais le niveau d’eau dans le puisard ne diminue pas comme escompté. Après investigation, les équipes du site émettent un doute sur le bon fonctionnement d’un clapet situé sur une vanne de purge du puisard.
Les intervenants procèdent alors à la visite interne du clapet et s’aperçoivent que le battant du clapet est absent. Le battant est immédiatement remis en position conforme à la fin de la visite de contrôle. Après analyse des dossiers d’intervention, il s’avère que le battant avait fait l’objet d’une maintenance lors du cycle Tranche en Marche. L’activité n’avait pas pu être terminée en raison de la réalisation de l’activité de vidange de la tuyauterie. La dépose du battant avait bien été tracée mais de façon incomplète : le clapet avait été à nouveau considéré comme disponible pour l’exploitation le 1er février 2022. Par conséquent, le délai de réparation de 30jours demandé par les spécifications techniques d’exploitation n’a pas été respecté.
Cet écart a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 28 janvier 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

21 janvier 2022 – Sûreté – Générique

En fonctionnement, les réacteurs nucléaires sont connectés à des lignes électriques externes qui alimentent notamment les matériels assurant la sûreté du réacteur, par deux voies électriques indépendantes l’une de l’autre. En cas de défaillance de ces lignes, deux groupes électrogènes de secours à moteur diesel, appelés “diesels de secours”, viennent alimenter les tableaux électriques des deux voies précitées, afin de conserver l’alimentation électrique des matériels nécessaires.
Après la détection d’un écart de conformité sur la fixation des vannes de vidange d’eau des diesels de secours de l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, EDF a décidé de réaliser des contrôles sur l’ensemble des réacteurs nucléaires du même palier de puissance (900MWe).
L’ensemble des écarts détectés lors des contrôles ont été traités. L’analyse de sûreté réalisée à la suite de la détection de cet écart montre que la mise à l’arrêt dans un état sûr des réacteurs concernés aurait été garantie en appliquant les procédures de conduite incidentelle et accidentelle prescrites.
Toutefois, la détection de ces écarts a conduit EDF a déclaré, le 21 janvier 2022 à l’Autorité de sûreté nucléaire, un événement significatif pour la sûreté à caractère générique, au niveau 0 en dessous de l’échelle INES qui en compte 7, pour les réacteurs n°2 de la centrale nucléaire du Blayais, n°2, 4 et 5 de la centrale nucléaire du Bugey, n°2 de la centrale nucléaire de Chinon, n°1 et 2 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, n°4 de la centrale nucléaire de Gravelines et n°2 de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux.

20 janvier 2022 – Radioprotection

Le 29 septembre 2021, l’unité de production n°6 est à l’arrêt programmé pour maintenance. Sur le chantier de remplacement des générateurs de vapeur, situé en partie nucléaire de l’installation, un salarié intérimaire achemine du matériel de logistique pour le chantier. En passant à proximité d’une tuyauterie contenant de l’eau radioactive, son dosimètre passe en alarme. Le salarié s’éloigne immédiatement de la zone. Après analyse de son dosimètre, l’intervenant a été exposé à un débit de dose supérieure à 2 mSv/h durant quelques instants. Néanmoins, la dose journalière intégrée par l’intervenant est 3 fois plus faible que celle qui était prévue pour son chantier. Mais, ce débit de dose relève d’une zone orange, dont l’accès est interdit aux salariés intérimaires par nos règles de radioprotection. Les techniciens du service radioprotection ont immédiatement mis en place une signalisation «point chaud zone orange» identifiée par un tri secteur à l’endroit de la zone de la tuyauterie où s’était rendu l’intervenant et l’accès à tous les salariés intérimaires y a été formellement interdit. Cet événement avait fait l’objet d’un événement intéressant du domaine radioprotection, déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire en octobre 2021. A la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire, cet événement a été reclassé en événement significatif du domaine radioprotection le 20 janvier 2022, de niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

20 janvier 2022 – Sûreté

Le 30 décembre 2021, l’unité de production n°2 est en fonctionnement. Lors d’un essai périodique du système d’alimentation de secours de la pompe d’injection aux joints des groupes motopompes primaires, un dysfonctionnement dans la séquence de démarrage de cette pompe est constaté sur un disjoncteur de l’armoire électrique. Après une semaine d’investigations et d’analyses, les électriciens du site préconisent de remplacer trois composants situés dans cette armoire électrique.
Le 8 janvier 2022, les composants incriminés sont remplacés et un essai de bon fonctionnement est réalisé. Il s’avère toujours insatisfaisant. La pompe d’injection de sécurité ne démarre pas. Cette dernière est alors considérée comme indisponible, quelle que soit la source d’alimentation électrique. Le diagnostic des électriciens amène à remplacer un nouveau relai dans la même armoire électrique. Ils constatent alors la présence de limaille due à l’intervention sur les trois premiers composants et un fil débranché sur une polarité d’un autre relai de l’armoire. L’armoire électrique est nettoyée, puis le fil remis en conformité. L’ensemble des contacts sont testés et sont conformes. Le 9 janvier 2022, un nouvel essai de bon fonctionnement est réalisé, il est satisfaisant. La pompe d’injection de sécurité et le système d’alimentation d’ultime secours sont à nouveau disponibles.  La conduite à tenir par les équipes a été respectée et l’unité de production n°2 a toujours disposé des alimentations électriques de secours (groupes électrogènes de secours et d’ultime secours) durant les 24 heures d’indisponibilité de la pompe d’injection de sécurité. L’événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 20 janvier 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

 

14 Janvier 2022 – Sûreté

Le 4 janvier 2022, l’unité de production n°3 est en fonctionnement. Un opérateur en salle de commande constate l’absence d’une information relative à la réfrigération de la piscine du bâtiment combustible, transmise par une unité de polarité (sorte de disjoncteur). 25 secondes plus tard, l’alarme s’acquitte signifiant le réenclenchement de l’unité de polarité. Aucune activité n’est constatée en local, aucune manutention de combustible n’est en cours dans le bâtiment combustible. Le déclenchement de l’unité de polarité a entrainé l’indisponibilité d’une des voies de transmission d’information qui serait utilisée en conduite post-accidentelle, durant 25 secondes. Les systèmes de surveillance en salle de commande et les alarmes redondantes d’augmentation de la température de la piscine sont toujours restées disponibles. Cet événement a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 14 janvier 2022 au niveau 0, en-dessous de l’échelle INES.

EVÉNEMENTS SIGNIFICATIFS ENVIRONNEMENT :

16 février 2022

Le 29 janvier 2022, un prélèvement automatique d’eau est effectué lors d’un rejet d’eau pluviale dans l’environnement (canal de rejet). Les analyses sont réalisées par un laboratoire extérieur sous plusieurs jours. Les rapports d’analyses sont réceptionnés par les techniciens du service Environnement de la centrale le 14 février 2022. Ils constatent une concentration de 5,6 mg/l d’hydrocarbure pour un maximum autorisé de 5 mg/l. Les investigations sont en cours pour identifier l’origine de cette présence d’hydrocarbure.
Ce dépassement ponctuel de la valeur limite de la concentration en hydrocarbure, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire le 16 février 2022 en événement relevant du domaine Environnement.